Supérette, supermarché, magasin alimentaire et épicerie : quelles différences ?

On donne beaucoup de nom différents aux surfaces de vente proposant des produits alimentaires et non alimentaires. Aujourd’hui l’Epicerie du Coing vous propose un petit focus pour obtenir la réponse à la question : « quelles sont les différences entre tous ces noms ? ».

Voici une liste non exhaustive des noms donnés à ces surfaces de vente :

  • Épicerie : c’est la forme de commerce alimentaire la plus ancienne de cette liste, elle remonte au Moyen-âge. En fonction des époques, elle a été également nommée magasin alimentaire (Alim’, Alimentation ou magasin d’alimentation, commerce d’alimentation générale),
  • Supérette (ou « libre-service« ) : points de vente en libre-service d’une surface inférieure à 400 m2,
  • Supermarché : point de vente en libre-service dont la surface est comprise entre 400 et 2 499 m2,
  • Hypermarché : idem, au-delà de 2499 m²,

Dans un langage plus spécialisé on retrouvera des « familles » de « grandes surfaces » :

  • Grande et Moyenne Surface (GMS) : ce mot vous l’entendez plus à la TV que dans la rue, c’est la famille qui regroupe la plupart des surfaces de ventes de la famille des « supermarchés ». Autrement dit les :
    • Grande Surface Alimentaire (GSA) : Hypermarché, Supermarchés ou Hard Discount,
    • et les Grandes Surfaces Spécialisées (GSS) : comme par exemple les enseignes de mobilier ou de bricolage.

Vous pouvez retrouver les classifications officielles des « commerces de détails » et autres sur le site de l’insee.

Des définitions propres à la France, puisque dans d’autres pays, les termes épicerie et supermarché peuvent se confondre. Citons wikipédia au sujet de la transformation des épiceries de centre ville suite au développement des GMS : « Les « magasins d’alimentation généraux » ont progressivement été remplacés dans les grands centres urbains par de petits supermarchés qui sont appelés de divers noms (supérette, hard-discount). Ces établissements sont généralement regroupés sous une enseigne commune en adhérant à une centrale d’achat indépendamment sous la forme de franchise ou de coopérative, ou appartenant à une société unique »

Focus sur les épiceries

Au Moyen-âge, l’épicier vendait principalement des épices. D’où son nom. Il faut attendre le 19e siècle pour que les épiceries deviennent « de petits commerces de détails de produits alimentaires en complément des épices« . A cette époque ces lieux de commerces s’organisaient sous forme de comptoir, qui se transformera après 1912 en format « libre-service » (format importé des Etats-Unis).

Aujourd’hui on décline le terme « épicerie » en fonction de l’organisation du commerce, on retrouvera ainsi par exemple :

  • Des épiceries fines : qui se spécialisent en « vente de produits alimentaires fermiers ou artisanaux » ou du monde,
  • Des épiceries spécialisées : qui vendent une gamme de produits réunis autour d’une spécialité (ex. : spécialités d’un pays, d’une région… Comme épicerie… asiatique, américaine, marocaine, japonaise, hongroise…),
  • Des épiceries solidaires : qui mettent à disposition à des prix réduits des denrées de premières nécessités pour celles et ceux qui manquent de moyens pour s’approvisionner correctement via les autres points de vente,
  • Des épiceries locales : qui se concentrent sur la vente de produits locaux et bien souvent artisanaux,
  • Des épiceries paysanne de quartier : comme l’Epicerie du Coing, qui n’est pas une entreprise classique, mais une association loi 1901 ou une coopérative, ayant pour objet « de satisfaire les besoins de l’alimentation quotidienne à partir de produits issus de l’agriculture paysanne ou biologique locale tout en soutenant les petits producteurs locaux et les circuits courts, contribuant à une distribution équitable et écoresponsable »,
  • Épicerie BIO : nom utilisé par les clients pour désigner un lieu de vente ne vendant que des produits labélisés BIO ou en majorité des produits BIO,
  • On citera aussi parmi moultes noms : épicerie… de la gare, de nuit, de luxe, etc !

Citons Wikipédia au sujet des épiceries : « De commerce principal, les épiceries de quartier indépendantes, n’ayant pas évolué en surfaces de vente, se sont progressivement transformées en commerce d’appoint du fait de la concurrence de magasins plus spacieux et offrant une gamme de produits plus large avec une « politique tarifaire » plus « agressive ». »

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